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Message posté par Lya le 18 May 2018

LE PARISIEN WEEK-END. Alors qu’elle tourne actuellement les derniers épisodes de la série Game of Thrones, l’actrice est à l’affiche du nouveau volet de la saga Star Wars. Rencontre avec une féministe qui sait s’affirmer.

Mardi 3 avril. Au troisième étage de l’hôtel chic The New York Edition, au coeur de Manhattan. Teint rose, lèvres pulpeuses et sourcils fournis, une petite silhouette de 1,57 mètre s’avance vers nous. L’actrice britannique Emilia Clarke, 31 ans, crève l’écran dans Solo : A Star Wars Story. Ce dixième film estampillé La Guerre des étoiles, en salle le 23 mai, se concentre sur la jeunesse d’Han Solo, personnage culte de la saga intergalactique.

Son nom ne vous dit peut-être pas grand chose. La comédienne est surtout connue pour incarner, depuis 2011, Daenerys Targaryen (dite « Khaleesi » ou « Mère des dragons »), l’un des rôles principaux de la série médiévalo-fantastique Game of Thrones.

Pour ceux qui n’y ont jamais jeté un coup d’oeil, piqûre de rappel. Daenerys, héritière déchue, réduite à l’esclavage par une bande de sauvages, va peu à peu se libérer de ses chaînes en prenant la tête d’une armée d’opprimés. Les épisodes s’enchaînent e tla jeune femme, fine stratège militaire, s’affirme comme une meneuse d’hommes et de dragons (oui, oui). Son but : briguer le fameux Trône de fer.

« Incarner ce personnage, cela m’a vraiment donné confiance en moi », confie-t-elle. Entourée par sa « cour » – maquilleur, coiffeuse, styliste et attachée de presse prêts à répondre au moindre de ses désirs –, Emilia Clarke, regard sévère, semble en effet s’être imprégnée du charisme impérial de son double à l’écran.

Cette brune au naturel arbore même, depuis quelques mois, une chevelure blonde immaculée, comme son personnage ! Mais l’aventure Game of Thrones s’arrêtera bientôt. Les derniers épisodes de la série se tournent en ce moment et seront diffusés à partir du mois d’avril 2019.

« Je vais bientôt devoir découvrir qui je suis sans Daenerys. C’est très excitant ! » s’enthousiasme- t-elle. Ses rêves ? Jouer un jour une James Bond au féminin et partager l’affiche avec Leonardo DiCaprio.

Emilia Clarke a de l’ambition. Cela remonte à l’enfance. La jeune femme a grandi dans la campagne du comté de Berkshire, entre Oxford et Londres. Son père est ingénieur du son pour des comédies musicales. Sa mère gravit les échelons d’une société de conseil. « Il m’a donné sa fibre artistique, il m’a appris à chanter et à jouer de plusieurs instruments. Elle m’a transmis son caractère de lionne », commente-t-elle avec fierté.

L’envie de devenir comédienne lui vient toute petite. A la maison, elle regarde en boucle les comédies romantiques avec Audrey Hepburn. Elle suit son frère à la St Edward’s School, une école privée d’Oxford. Elève « différente », Emilia ne trouve pas sa place parmi ses camarades « qui rêvent tous de devenir avocats ». Elle postule ensuite à plusieurs écoles d’art dramatique. Que des refus !

La jeune femme part quelques mois voyager en Asie, puis retente sa chance. Elle est finalement admise au Drama Centre London, l’une des plus prestigieuses écoles de théâtre britanniques, d’où sont sortis, entre autres, Colin Firth et Michael Fassbender.

« Cette formation est très exigeante. Elle vous prépare à affronter une industrie qui ne pardonne pas les erreurs », explique-t-elle. Surnommé le « Trauma Centre », cet établissement a pour réputation de pousser ses élèves dans leurs retranchements. On lui fait surtout jouer des rôles de vieille dame ou de prostituée. Obstinée, Emilia Clarke obtient son diplôme en 2009.

Sa première année hors de l’école est difficile. Elle obtient un rôle dans Triassic Attack (2010), un téléfilm de série Z diffusé sur la chaîne Syfy, mais doit enchaîner les boulots de serveuse ou d’employée dans un centre d’appel pour payer son loyer… On lui parle alors d’une audition pour « une série avec des dragons ». Les producteurs cherchent une comédienne blonde et longiligne. Elle est brune et pas bien grande.

Sans trop y croire, elle effectue quelques recherches sur Google pour se renseigner sur Game of Thrones, l’oeuvre littéraire d’un certain George R. R. Martin. Les créateurs de la série sont finalement séduits par sa spontanéité, son humour – Emilia Clarke s’est lancée dans une « danse du poulet » pendant son audition – et sa force de caractère.

La première saison de Game of Thrones est diffusée en 2011. Elle vaut à l’actrice l’Emmy Award du meilleur second rôle féminin dans une série dramatique. Puis Emilia Clarke se fait remarquer dans deux films britanniques assez discrets : Spike Island (2012), de Mat Whitecross, une comédie dramatique jamais sortie en France, et Dom Hemingway (2013), de Richard Shepard, un thriller déjanté où elle joue aux côtés de Jude Law.

La nudité à l’écran, un sujet sensible

Game of Thrones, dont la popularité s’accroît d’année en année, est au centre des débats. Louée pour ses personnages féminins qui mènent les hommes par le bout du nez, la série est aussi taxée de « machisme », notamment pour sa tendance à dénuder ses héroïnes, Daenerys – et donc Emilia Clarke – en tête.

Pourtant, quand on demande à la jeune comédienne, élue « Femme la plus sexy de l’année » par le magazine Esquire en 2015, son avis sur la question, c’est le silence radio. Son attachée de presse nous ordonne même de changer de sujet. Nous avons touché une corde sensible.

Elle qui s’exprimait volontiers il y a quelques années a décidé de ne plus rien dire. Sans doute garde-t-elle en tête qu’en 2013, lorsqu’elle foulait les planches de Broadway dans la pièce Breakfast at Tiffany’s, les critiques avaient beaucoup plus parlé du moment où elle entrait nue dans son bain que de sa prestation…

Soucieuse de ne pas être rangée dans une case, elle a même refusé le premier rôle de la saga Cinquantes nuances de Grey (2015) en raison de ses trop nombreuses scènes de sexe. Et a fait réduire ses apparitions dénudées dans Game of Thrones au fur et à mesure des saisons, quand elle n’était pas remplacée par une doublure.

Mieux payée qu’un homme

Emilia Clarke préfère évoquer ses engagements. Anti-Trump assumée, l’Anglaise s’est exprimée contre le Brexit et a posté sur son compte Instagram un message de soutien au Parti travailliste britannique. Féministe convaincue, elle confirme choisir volontairement des rôles de femme indépendante. Dans Terminator : Genisys (2015), elle incarne, aux côtés d’Arnold Schwarzenegger, Sarah Connor, icône rebelle de la saga. Et dans le film romantique Avant toi (2016), elle joue une jeune femme fantaisiste et déterminée.

« Le féminisme, c’est mener la vie dont j’ai envie sans être définie par mon genre. Je pense que si l’on dit “non” aux films qui ne donnent pas assez de place aux femmes, ils (les producteurs, NDLR) arrêteront d’en faire », explique-t-elle.

Emilia Clarke, au caractère pour le moins affirmé, se révèle redoutable en affaires. Pour son rôle dans Terminator : Genisys, elle aurait été mieux payée que Schwarzy… et aurait touché plus de 10 millions de dollars pour sa participation à la saison 7 de Game of Thrones ! Sans confirmer ces rumeurs, elle concède en riant : « Je suis une bonne négociatrice ! »

Prochain projet pour elle, la création de sa propre boîte de production. « Dès que je termine Game of Thrones, je m’y mets », promet celle qui est déjà en train d’écrire un scénario. Après les dragons, Emilia Clarke compte bien dompter Hollywood.

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